FIFMA des Ecoles #6 : VISITE AUX ARTS DECO

Tous au musée !

La classe de 6e du collège Jean Lolive de Pantin s’est régalée les mirettes en découvrant les collections historiques du Musée des Arts Décoratifs, ses bijoux ornés de pierres précieuses, son coffre royal du Moyen-Age, ses tapisseries sophistiquées ou encore ses marqueteries en ébène et ivoire. Les élèves ont exploré plusieurs métiers de la main, touché les matières transformées, découvert des procédés sophistiqués. Ils ont aussi contemplé avec intérêt les installations poétiques de la designer Constance Guisset qui ponctuaient leur parcours.

« On dirait la caverne d’Ali Baba !!! » s’exclament quelques élèves en pénétrant dans la galerie des bijoux où règne une pénombre emplie de mystère. Assis en cercle autour de Charlotte, la conférencière, ils contemplent les vitrines pleines de merveilles chargées d’histoire : colliers du Moyen-Age, bracelets japonais, montres à gousset en argent, broches et diadèmes d’or et pierres précieuses. « Savez-vous comment on appelle quelqu’un qui fait des bijoux ? ». « Un bijouteur ? » tente un élève. « Il y a plusieurs noms en fonction des matières travaillées, par exemple une personne qui travaille les métaux précieux comme l’or, c’est un orfèvre, et celui qui travaille les pierres précieuses, qui donnent le plus de valeur au bijou, un joaillier ».

Du fil à la tapisserie

Autre ambiance devant une tapisserie de laine et de soie du 18ème siècle quand la conférencière sort de son sac quelques éléments de tissage dont un morceau de laine brute : « vous savez comment on fait les fils avec la laine ? » demande-t-elle aux élèves. « On va tirer dessus doucement et tourner sur une bobine, on va « filer » à la main comme moi ou avec un rouet comme dans La Belle au Bois Dormant ». « ça sent le mouton ? » demande une élève. Puis la classe s’extasie lorsqu’elle sort une fiole contenant un cocon de vers à soie : « on peut toucher ? ». « Non, c’est fragile ! Pour faire la soie on est obligé de tuer la chenille, et pour obtenir la soie on tire le fil à partir du cocon ». « Et vous savez comment on colore les fils ? ». « Avec des fruits ? ». « Non cela ne tient pas avec le temps, on utilise des plantes que l’on fait macérer, par exemple au Moyen Age on utilisait la guède pour le bleu, et puis ensuite l’indigo qu’utilisent les nomades du Sahara, qu’on appelle aussi les hommes bleus car parfois il déteint sur leur peau ».

La magie du bois

Un coffret du 13ème siècle, l’objet le plus ancien des collections du musée, les fait ensuite voyager à l’époque où rois et reines se déplaçaient avec tout leur attirail d’un château à l’autre. Il est recouvert de pièces de métal « pour le rendre résistant car à l’époque on ne savait pas faire des assemblages de planches assez solides ». C’est l’œuvre du hucher, « métier qui évolue ensuite à la fin du Moyen-Age où les pièces de bois vont être assemblées sans clou avec un système qu’on appelle tenon et mortaise où un gros morceau entre dans l’autre.  Le hucher devient hucher de menu bois, puis menuisier. L’ébéniste est apparu au 17ème  siècle avec l’utilisation de l’ébène, bois précieux très dur qui requiert une maitrise particulière ». Elle sort ensuite de son sac magique de nouveaux trésors, des morceaux de bois sculptés que se passent jalousement les élèves mais surtout une pièce de marqueterie en laiton et écailles de tortue. « Waow c’est beau » ou « elle est morte la pauvre » entend-on à la fin de l’exposé. Les 6e de Pantin ne sont pas prêts d’oublier cette rencontre avec les arts décoratifs !

Texte et photos : Aurélie Sécheret

Ecole : 6e, Collège Jean Lolive
34 rue Cartier Bresson, Pantin
Enseignante : Mme Gaëlle Julé

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